Le diable,tout le temps de Donald Ray Pollock

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Un coup de poing littéraire, couvert de louanges.

 Donald Ray Pollock appartient à cette race d’écrivains qui a attendu la maturité pour livrer ses obsessions. Un grand de la littérature américaine contemporaine donc, qui exprime à la fois la noirceur la plus profonde et la candeur la plus lumineuse.

Il dépeint l’Amérique des road movies sanglants, des freaks, de la corruption policière, de l’alcoolisme rural, des prédicateurs illuminés, à la manière cinématographique de John Boorman dans Délivrance. Ses personnages sont tous reliés entre eux, terrifiante galerie de fêlés tels un prédicateur en fauteuil roulant, un mari éperdu d’amour qui croie au pouvoir salvateur du sacrifice sanglant, des couples bancales qui trouvent leur équilibre en de folles échappées, une jeune fille laide éperdue de religiosité, un révérend pédophile.

Nous sommes dans les années 60, après la guerre du Pacifique, dans une région oubliée des feux de la rampe hollywoodienne ou new-yorkaise, entre Ohio et Virginie. La pauvreté, la religion, l’argent, autant d’ingrédients qui composent une vraie symphonie dans laquelle se distingue pourtant une note claire, celle incarnée par Arvin âgé de 8 ans au début du livre et que l’on verra prendre sa vie en main.

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Mary Dienh

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