273 amis de Gep

Mouck (Graines d'ados), 2012

 La jeune Sonia fait un usage intensif de Facebook. Elle aime l’idée d’avoir plein d’amis qui suivent ses publications. Un jour, elle publie une photo de son petit ami sans lui demander la permission et ne comprend pas sa réaction. Ses amis se détournent d’elle.

Cette courte bande-dessinée s’adresse à un public collégien : les personnages sont très jeunes (même trop jeunes pour avoir accès « officiellement » à Facebook). Elle permet d’aborder la question de l’usage raisonné des réseaux sociaux, du droit à l’image et de la protection des données personnelles. La première lecture m’avait un peu déçue, mais en y revenant, je trouve intéressant que les auteurs aient intégré l’avis des adultes (parents, enseignants).  La forme est originale, juxtaposant textes et cases de BD avec bulles.  (Céline)

Cette bande dessinée montre à la fois le mauvais usage possible d’un réseau social lorsqu’il sert à divulguer des informations personnelles sans l’accord des personnes concernées et le bon usage quand il est utilisé pour relayer l’organisation d’un concert.  C’est  une manière habile de montrer aux adolescents de quelle façon il convient d’utiliser les réseaux sociaux. Des personnages attachants ni mauvais, ni méchants mais maladroits mis en valeur dans des vignettes de tailles variables qui créent l’ambiance dans laquelle ils vivent. (Annie)

Si l’identité numérique est certes bien mise en avant, la lente et fragile construction de l’identité de l’adolescent n’est pas vraiment creusée… A mi-chemin entre la bande dessinée et l’album, 273 amis remplira  toutefois aisément sa mission première: alerter sur certains travers des réseaux sociaux. (Flop)

 

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céline

enseignante documentaliste en lycée professionnel