Génération K de Marine Carteron

Ed. du Rouergue (Epik), 2016

L’histoire démarre avec une course contre la mort. Une mère prête à accoucher de jumeaux, fuit, après avoir été enfermée par le géniteur Karl de Barthory de Kapolan, scientifique qui est prêt à tout pour retrouver sa descendance.A bout de force, elle sera recueillie par une gitane et ne quittera ce monde qu’une fois sûre que ses enfants ne tomberont pas dans les  »mains » de Karl. L’un sera déposé devant une église, l’autre sera recueilli par une louve !

Vingt ans se sont écoulés. Georges, l’un deux, n’a connu que les orphelinats. Comme il a toujours trempé dans des histoires louches, il se retrouve régulièrement en détention. Alors qu’il est incarcéré, un homme lui dépose une enveloppe: il apprend que son père est toujours vivant et le recherche activement. Par le plus grand des miracles, il sortira de sa prison et le sbire qui est venu le chercher, l’emmènera à destination à Naples, auprès de son père, Dom Camponi, un parrain de la mafia.

En parallèle, on fait la découverte de Kassandre, fille de Barthory de Kapolan. Lors de son anniversaire elle fugue avec son amie Mina, fille de serviteur. Et devant cet affront, le père la punit et l’envoie dans un pensionnat en Suisse.  Elle cherche à joindre Mina, dont elle a été séparée. Lorsqu’elle se retrouve à l’infirmerie pour un petit problème, elle fait la connaissance de Yolande, une jeune ado, qui se pique en permanence et pour éviter une sanction plus dure, elle propose à Kassandre de lui indiquer un lieu où elle pourra téléphoner à loisir avec pour monnaie d’échange, un peu de son sang. Lorsque Kassandre arrive au rendez-vous fixé par Yolande, elle assistera à une scène qu’elle n’est pas prête d’oublier. Puis on suit le parcours de Mina, qui a quitté sa mère, après que celle-ci lui a communiqué le nom de son père. Mina se retrouve bientôt « coincée » chez sa grand-mère.

Kassandra rencontre Georges, dont son père lui ordonne d’aller chercher les trois autres génophores.  Mina sera l’un d’entre eux. Nos trois jeunes possèdent un don spécial : l’un sent la présence de chacun par les battements de cœur, l’autre reconnaît les menteurs et le troisième peut pénétrer dans l’esprit des gens. Que nous réservent les suivants ?  

C’est une trilogie. A la fin de ce premier tome, on apprend que leurs ADN mélangés, manipulés permettraient de sauver l’humanité du Sida, du cancer et d’autres maladies. Seulement, certains veulent s’approprier ces recherches, et c’est pour ça que Georges, Kassandre et Mina doivent se mettre en route pour retrouver le quatrième chaînon. (Jocelyne feuvre)

Après le succès de sa première trilogie Les Autodafeurs , Marine Carteron était attendue au tournant. Dans  sa nouvelle trilogie Génération K les héros sont des adolescents auxquels le lecteur s’attache et s’identifie. Ils ont tout du anti héros.  Kassandre est une adolescente révoltée, tatouée, qui arrive à entendre les cœurs des personnes à proximité. Mina, plus douce, détecte les mensonges. Quant à Georges, un caïd des cités, il peut s’introduire dans l’esprit des gens. Tous ces pouvoirs sont le fruit d’un ADN particulier avec un gène en forme de K. Manipulation génétique, épidémies mystérieuses et pouvoirs surnaturels sont des thèmes  inhabituels qui laissent en haleine le lecteur.  Même s’il peut avoir l’impression que l’aventure n’avance pas, ce premier tome pose les bases. Ce début de trilogie est plus sombre que celle des Autodafeurs  et s’adresse donc aux lecteurs expérimentés. Ce roman est vivement addictif, vivement la suite ! (Carine)

 

jocelyne