Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier

Le Rouergue (DoAdo), 2011

Damien Decarolis a 16 ans. Sa famille le déconsidère voire même l’ignore. Son mal être, sa timidité, son air maladif renforcent également son isolement dans le nouveau collège qu’il vient d’intégrer. A tel point qu’il sera pris en grippe, malmené par une bande de skateurs le laissant en larmes et « sauvé » grâce à Samy et à ses copains gothiques.

Ce sauvetage va changer le cours de l’histoire !

Ne sachant pas lui-même où il en est dans sa vie, cette rencontre pousse toujours plus loin Damien dans ses interrogations sur qui il est, sur ses tendances homosexuelles qu’il refuse mais qui l’attirent. Il est toujours en train de s’excuser et surmonte la pression en se scarifiant à l’insu de sa famille … mais découvert par Samy. Ses sentiments sont très ambivalents: Samy est d’une douceur, dans ses gestes, dans ses mots jusqu’à lors absente des relations familiales – lui le laissé-pour-compte.  Alors effectivement, Dam DeCaro, comme le surnomme désormais  Samy, évolue dans l’ambiguïté jusqu’à cet épisode qui fera basculer une nouvelle fois l’histoire: les deux garçons se retrouvent seuls, dans la chambre de Dam, prêts à pousser plus loin leur relation. Coup de théâtre: l’auteur nous propose deux options possibles pour terminer le récit de Dam, le narrateur, l’une dramatique, l’autre « happy end ». C’est une étonnante surprise que lire pour chacune des options la même reprise du passage à l’acte, le jour de l’anniversaire de Dam … on se dit qu’il y a un problème d’imprimerie, mais non, cette construction littéraire montre combien un fait sorti de l’imagination de l’auteur modifie le cours de la vie … de l’histoire. Coup de coeur assuré ! (Armelle Hervé) 

Damien, dit Dam souffre du mal être adolescent, il a peine à se trouver, sans cesse dévalorisé par son père, sa sœur aînée et manque de soutien maternel. Pour soulager sa souffrance il se scarifie. Il va enfin trouver un soulagement dans l’amitié avec Samy et sa bande et … il tombe amoureux du lycéen.
On adhère difficilement à la première fin possible, au massacre à l’américaine tel celui de Columbine, la deuxième fin plus sereine est sans doute plus crédible.
Un roman bien écrit avec un style qui reproduit le parler et la pensée de l’ado narrateur, un livre qui se lit facilement mais dont l’intrigue m’a peu captivée. ( Mad )

mad