Les valises de Sève Laurent-Fajal

Gallimard (Scripto), 2016

Sarah part en voyage scolaire en Pologne avec son professeur d’Histoire pour voir les camps de concentration. Les 17 heures de car lui semblent interminables non seulement elle s’est fâchée avec son amie Josy mais on lui impose comme compagnon de voyage, le garçon dont toutes les filles sont amoureuses et qu’elle déteste: Jérôme. Après un voyage éprouvant, la visite des camps est un choc pour tous les élèves mais pour Sarah c’est un bouleversement lorsqu’elle découvre dans une immense vitrine une valise avec le nom « Levin ». Proche du malaise, elle doit sortir et sent au plus profond d’elle - même une déchirure. Sarah est bien décidée dès son retour à demander à sa mère qui l’élève seule des explications sur sa famille. Ce premier livre est très prenant, on le lit comme une enquête policière où Sarah recherche ses origines. L’auteur a su retranscrire avec exactitude et par touches délicates l’étape difficile de l’adolescence, moment de la construction de l’identité. La thématique de la Shoah est abordée avec beaucoup de délicatesse et d’originalité. Les premiers émois amoureux que ressent  Sarah apportent un peu de fraîcheur, de légèreté , de gaieté dans cette quête filiale douloureuse et pleine de secrets. Une bonne idée de lecture pour les collégiens de 3èmes. (Séverine)

Sarah a du mal à communiquer avec sa mère et le voyage scolaire qu’elle effectue en Pologne pour visiter le camp de concentration d’Auschwitz rend cette communication encore plus difficile. Sarah veut savoir qui est son père, mais sa mère garde le silence. Sarah trouve de l’aide auprès de son professeur d’histoire et de son amoureux Jérôme afin de résoudre ce mystère.

Un mot attire l’attention du lecteur, Auschwitz, alors le raccourci est aisé c’est donc un roman sur la Seconde guerre mondiale. En fait c’est un beau roman touchant, émouvant. Sarah fait preuve d’une grande maturité. Dans ce tout premier roman Sève Laurent-Fajal nous tient en haleine. Nous avons envie de connaître l’identité du père de Sarah. L’action se passe en 1982, l’auteur évoque le minitel, une recherche sans utiliser Internet. Nous pouvons déplorer le fait que la solution arrive trop vite parfois. Toutefois mon impatience de connaître l’identité du père de Sarah était telle que les pages défilaient à toute vitesse. Un petit regret au niveau de l’épilogue qui nous livre des nouvelles de Sarah mais aucune de Jérôme qui s’estompe après avoir occupé une place importante dans cette quête. (Carine)

 

severine