Manga: A silent voice, tome 1 de Yoshitoki Oima

Ki-oon (Shonen), 2015 à 2016

 Shoko est sourde, elle arrive dans une classe de CM2 et sa présence dérange ses camarades, notamment Shoya qui commence à la malmener sous le regard complaisant des autres élèves et de l’instituteur. Ce harcèlement s’amplifie jusqu’à provoquer la réaction de la mère de Shoko et du directeur de l’école, le reste de la classe se retourne alors contre Shoya. Des années plus tard, Shoya essaie de retrouver Shoko. (Résumé du premier tome)

Ce manga traite de sujets forts : le handicap, l’intégration, le harcèlement scolaire, le fait de pouvoir évoluer et changer. Il n’y a pas d’histoire d’amour ou de combats, toute l’intrigue est basée sur la psychologie des personnages : Shoya qui se confronte à sa culpabilité; Shoko qui cherche sa place dans la société; la question de l’amitié. Les personnages secondaires sont riches aussi, avec de vrais caractères et des failles. Ce manga se déroule en 7 volumes (série terminée). Il convient au collège, au lycée et plaît aussi bien aux filles qu’aux garçons. Un indispensable à proposer à nos lecteurs. (Céline)

Shoya est un jeune garçon de CM2 qui enchaîne les défis avec ses amis afin de tromper l’ennui. Dans sa classe arrive Shoko, une nouvelle élève malentendante qui utilise un cahier pour communiquer. Si dans les premier temps les élèves ont essayé de l’intégrer, ils se sont très vite lassés du fait de devoir tout répéter. Shoko ralentit la progression de tous alors elle sera harcelée par le reste de la classe avec Shoya comme meneur jusqu’au jour où la mère de Shoko réagira. Les rôles sont alors inversés et Shoya devient le mouton noir de la classe.

L’auteur s’attaque à deux thèmes très importants le système scolaire et le harcèlement. Nous sommes touchés par la gentillesse de Shoko, par sa patience. L’histoire est émouvante et réaliste. Le harcèlement en milieu scolaire n’est pas un thème qu’on peut traiter à la légère. L’attitude de l’enseignant de la classe est choquante puisqu’il prend la défense des élèves moqueurs et qu’il semble insensible aux souffrances de Shoko. Ce manga soulève des questions au sujet de l’intégration des élèves handicapés dans le milieu scolaire. Il est à mettre entre les mains des adolescents afin de les sensibiliser à la différence et il a tout à fait sa place dans une bibliographie autour du thème de la tolérance et du vivre ensemble. (Carine)

 

 

céline

enseignante documentaliste en lycée professionnel