Quelqu’un qu’on aime de Séverine Vidal

Sarbacane (Exprim'), 2015

 Cinq personnages en route….

 Gary perd la mémoire. Alzheimer. Afin que la maladie ne gagne pas trop vite du terrain, Matt, son petit-fils, prévoit de l’emmener faire un road trip sur les traces de sa jeunesse : la tournée de 1958 du crooner Pat Boone. Matt a tout prévu, sauf, à quelques jours du départ, le retour de Dixie, son ex, qui vient lui présenter… Ambre, sa fille de dix-huit mois… Mieux encore, elle lui demande de bien vouloir la garder le mois qui vient !…
Le jour du départ, les conditions météo sont catastrophiques et nos trois protagonistes décident de louer finalement un van pour réaliser leur voyage.
Ils seront vite rejoints par Luke, un ado en fugue au passé plutôt obscur et Antonia, qui profite de l’occasion, pour aller jusqu’à Austin où elle doit passer un entretien d’embauche. 
Toute cette petite tribu, autour de Old Gary, fait donc route vers la Californie.

Au delà de la maladie du doyen du groupe, c’est bien une aventure humaine qu’on découvre ici. Si le narrateur reste externe, il cible néanmoins un personnage différent à chaque chapitre. 
Je ne m’attendais pas du tout à cette dernière partie (à vrai dire, je ne savais pas trop à quoi m’attendre en fait…), une rencontre inattendue et une jolie fin dans le fond. Un chouette roman qui donne envie d’enfiler son sac à dos, de partir découvrir de nouveaux horizons et de faire de nouvelles rencontres. (Amandine)

Un roman généreux qui fait du bien. J’ai immédiatement été conquise par la personnalité de Matt, jeune homme altruiste et empathique qui veille au bien-être de son grand-père  organisant pour lui un voyage sur les traces de son passé, acceptant avec naturel sa toute récente paternité et autorisant  Luke et Antonia, deux inconnus à voyager avec eux dans ce van loué en dernier recours,  tout vol vers la Californie étant annulé pour cause de tornade. Un road-trip qui se transforme en une fabrique à s’inventer une famille autour de la personnalité de Old Gary. Cinq personnages très attachants en quête d’humanité et un sixième qui viendra agrandir la « famille » pour le plus grand bonheur de Old Gary que nous avons bien du mal à quitter. Une lecture très agréable, une écriture sensible….une réussite!  (Valérie. P)   

 

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