Même si / Christine Python chante Joël Bastard

VN:F [1.9.14_1148]
Rating: 0.0/5 (0 votes cast)

Même si, Christine Python chante Joël BastardLe jazz lui va comme un gant. C’est la première et durable impression que donne l’écoute de ce disque qui sent la complicité tant entre le poète Joël Bastard et la chanteuse et compositrice Christine Python, qu’entre celle-ci est ses musiciens qui ont su créer un univers protéiforme mais toujours rigoureux qui sied parfaitement aux mots tout de gravité

L’amour m’a laissé
cadavre ému
au cœur même de la vie
palpitations sans voix du poète du Jura

et de ludicité

C’est au ras du bal de Bisbal
le chien du père Ubunuel
qui loin du bal andalou râle
malin canin de Madeleine

En douze plages et autant de textes et compositions (dont la reprise de « Deep memories » de Michel Godard pour le texte Minuit Lynx et des motifs de « Soweto Sorrow » d’Aldo Romano pour Un bleu qui passe, dont le texte, court, et reprise deux fois, ouvrant et fermant la pièce), le quintet (il faut bien associer le poète au quartet voix / guitare / contrebasse / batterie) fait mouche, les musiciens (Christian Graff, par ailleurs compositeur ; Pierre-François Massy et Marcel Papaux) sachant laisser la place à la voix (et aux poèmes) qui explore des univers très variés, du dire sans afféteries au chant lent, voire saccadé, bas ou tendu. Christine python définit sa propre voix elle-même comme « funambule ». Le mot est juste.

1 CD 58’55, Production Unit Records www.unitrecords.com

Par Jacques Fournier

Mots-clés : ,